dimanche 12 juin 2016

Les ingrédients du succès : étape 3

Apprenez plus de recettes en lien avec votre liste stratégique, apprenez l'art subtil de la permutation alimentaire  et dites adieu au gaspillage


On va se dire les vraies affaires tout de suite, d'accord? Si vous souhaitez vraiment économiser sur le plan culinaire, vous devrez peut-être revoir certaines de vos habitudes. Vous adapter, autrement dit. Mais qu'on s'assure, l'humain est un animal adaptable : rappelez-vous-en! Pistes pour les p'tits futés.

1) Apprenez plus de recettes en lien avec votre liste stratégique
À partir du moment où j'ai eu en main une liste stratégique d'aliments à conserver en tout temps dans ma cuisine et ses dépendances (je vous réfère à mon premier article de la série), j'ai fait de la recherche et du développement (R & D) pour prospecter et trouver le plus de recettes possible liées à ladite liste.
J'ai envie de thon Par exemple, un des éléments de notre liste familiale est le thon équitable en boîte. Et des recettes qui le mettent en valeur, j'en connais maintenant une trâlée, et vous savez quoi, ce n'est même pas routinier! Le thon, je peux le jazzer en salades, en pâtes, en croquettes, en tartinades savoureuses et protéinées, en paninis, etc. Quand on commence à s'intéresser le moindrement à la cuisine, on se rend compte à quel point la plupart des aliments sont incroyablement polyvalents! Je vous donnerai des exemples concrets dans ce blogue au fil du temps : j'ai des idées plein la tête à partager avec vous (y'a juste 24 heures dans une journée, hélas). Mon propos est volontairement un peu plus théorique, dans un premier temps.

bijou de pouletVous raffolez du poulet, l'une des protéines-clés de votre liste? Alors, vous devez fouiller pour trouver le maximum de recettes (salade de poulet thaïlandaise, riz au poulet à la chinoise, sandwich gourmand genre club, pizza poulet-bacon... il n'y a aucune limite, sinon celle de votre imagination) qui l'intègrent et QUI VOUS PLAISENT.

Ce dernier point est crucial, en passant. J'ouvre une parenthèse à ce sujet : en vertu de ma philosophie culinaire, je n'adopte que les recettes qui reçoivent la note de 8/10 ou plus dans ma famille après avoir été testées, puisque la vie est trop courte pour manger quelque chose de déplaisant ou de simplement ordinaire. Cuisiner exclusivement des choses qu'on aime vraiment, qui remportent bien davantage que la note de passage, est absolument essentiel pour maintenir sa motivation à cuisiner santé, savoureusement et de façon économique sur une longue période. Rappelez-vous la dernière fois que vous avez cuisiné un plat que vous n'aimez pas vraiment, pour différentes considérations (parce que ça se fait vite, etc.). Parions que l'expérience-repas a été ordinaire. Or, ce n'est pas du tout le but recherché : je voudrais tellement parvenir à vous convaincre, au fil de mes écrits, que les repas peuvent (et doivent) être une fête au quotidien, une célébration renouvelée, ce qui n'est guère incompatible avec les notions d'économie et de respect du budget. Une recette ne vous apporte pas au moins 80 % de satisfaction? Rejetez-la sans attendre. Il y en a des tonnes qui attendent vos papilles!

2) Apprenez l'art subtil de la permutation alimentaire

Iron ChefQuand on commence à cuisiner, on a tendance à respecter les recettes. C'est normal, puisqu'il y a une étape incontournable de familiarisation avec l'univers culinaire. Naturel de ne pas savoir instinctivement comment doser les ingrédients, au début. Si vous êtes un bon élève, vous aurez tendance à suivre le chemin tracé par une marche à suivre méthodique, et c'est tout à fait légitime... parce que si vous êtes rebelle et prenez trop d'initiatives en commençant, vous pouvez vous gourer, rater des plats et gaspiller, ou pire, vous décourager d'acquérir ce savoir-faire.

Cependant, une fois que vous maîtrisez une bonne quantité de recettes, il faut apprendre à s'en distancier. J'entends par là : être capable de ne pas les suivre à la lettre, si la situation l'exige. Autrement dit, il faut être capable de faire avec ce qu'on a... Et ne pas courir à l'épicerie du coin s'il manque un ou deux trucs. Je connais quelqu'un qui est prêt à faire 10 minutes d'auto pour aller chercher du persil... Un instant! Valorisons les solutions de remplacement!

Il faut de la mayo quelque part, mais vous n'en avez pas? Prenez de la crème sûre ou, encore mieux, du yaourt! Vous n'avez plus miel dans une recette de dessert? Prenez du sirop d'érable! Vous n'avez pas de féta à intégrer dans une salade alors que c'est ÉCRIT dans la recette? Prenez des cubes de cheddar, c'est tout! Vous avez une super marinade BBQ pour le porc, mais y'a plus de porc? Pourquoi ne pas essayer votre belle marinade avec du poulet à la place? À peu PRÈS TOUT ingrédient est permutable dans les recettes courantes du quotidien (sauf peut-être dans la pâtisserie professionnelle où une plus grande rigueur est de mise et où la chimie des ingrédients est capitale). Et il n'est pas péché d'OMETTRE certains ingrédients; beaucoup sont, en fait, facultatifs.

J'espère ne pas créer d'insécurité culinaire chez nous en vous racontant tout cela. L'idée maîtresse est que, pour économiser, faut apprendre à se débrouiller avec ce qu'on a sous la main - et, en principe, avec un inventaire bien géré, appuyé par une liste stratégique, on peut faire pas mal de millage! Il faut à tout prix apprendre à s'organiser un peu et éviter d'avoir à courir les commerces à tout bout de champ - une perte de temps, au demeurant (n'oubliez pas que le temps c'est d'l'argent!). Et puis, il me semble que ça aiguise la créativité, vous ne trouvez pas? Et si cela permettait de déceler des accords et des combinaisons inédites d'ingrédients?


3) Dites adieu au gaspillage

élimination des déchetsAutre point important : pour économiser, il faut limiter au minimum les items qui se retrouveront à la poubelle. Malgré une bonne gestion d'inventaire, je pense qu'on se retrouve tout le monde, à la fin de la semaine, avec du riz en trop, un restant de fromage oublié, quelques légumes fatigués, etc. Moi, j'ai pris l'habitude sporadique (j'aimerais la systématiser sur une base hebdomadaire, mais bon, je n'ai jamais prétendu être une sainte) de faire un gros repas touski (québécisme qui signifie "tout ce qui reste dans le frigo et le garde-manger en excédent'') récupérant les excroissances du frigo. Il est extrêmement facile de préparer une grosse soupe, un volumineux sauté, un beau riz hyper goûteux, avec des restes disparates. Nous, après, ça se traduit par des lunchs de midi. Croyez-moi, c'est extrêmement valorisant d'avoir l'impression de partir de loin, d'avoir un paquet d'affaires hétéroclites pis de se ramasser à la fin avec quelque chose qui a pas mal d'allure : la création d'une unité inédite, chaque fois différente! N'est-ce pas plus valorisant en fait que de suivre une recette à la lettre?


Au final, en plus d'économiser et de limiter le gaspillage, vous vous définirez un style culinaire à vous. Et être unique, me semble que c'est assez dans l'air du temps. Je vous proposerai des exemples de repas élaborés de cette façon dans les prochaines semaines.

Alors, à nos fourneaux! Bonnes créations! N'hésitez pas à partager vos trouvailles en commentant cet article! Si vous saviez comment j'aimerais vous entendre davantage! :) P. S. - Je suis irrécupérablement gentille.

Four à pizza ont tiré

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