dimanche 17 juillet 2016

Minimalisme, simplicité et valeur du temps libre

Depuis quelques années, et plus récemment avec la sortie du documentaire: Minimalism: A Documentary, le mouvement du minimalisme prend de l'ampleur. Less is more, dit-on. Depuis ma lecture de 'La Simplicité Volontaire', de Serge Mongeau, il y a une quinzaine d'année, j'ai suivi de près et de loin tout ce qui touche aux idées de simplicité et de minimalisme.

J'ai rêvé, récemment, d'une micro-maison. Au minimalisme, on associe la frugalité (consommation minimale), la réduction des tâches quotidiennes qui ne nous apportent peu de bienfaits, la réduction de notre impact sur l'environnement, etc. Certains vont chercher une certain forme d'auto-suffisance (potagers, production d'électricité), d'autres viseront, par les économies réalisées, à prendre une retraite anticipée qui leur permettra de consacrer leur temps aux activités qui comptent vraiment pour eux.


Je me trouve souvent partagé sur ces questions. Par exemple: une personne vient faire notre entretien ménager. Nous sommes parfois tentés, pour atteindre nos objectif d'indépendance financière et de retraite anticipée, de mettre fin à cette pratique. Mais d'autre part, nous sauvons ainsi plusieurs heures précieuses chaque semaines, que nous pouvons consacrer MAINTENANT aux activités qui nous plaisent vraiment. Ces heures ont particulièrement une valeur élevée aujourd'hui, avec le travail et les obligations variées de la vie active. Non seulement on récupère du temps libre précieux, mais de plus, ces heures à faire le ménage nous pèserait énormément. Nous échangeons quelques heures parmi les plus pénibles contre de rares heures de liberté.

Dans ce contexte, ne vaut-il mieux retarder une retraite éventuelle de quelques mois? Ces heures sauvées ne valent-elles pas plus cher que celles qui nous permettraient de quitter le travail plus tôt?

La plupart de mes décisions financières aujourd'hui cherchent à concilier d'une part une vie frugale, avec une réduction de la consommation, afin de viser l'indépendance financière, mais d'autre part la valeur de mon temps libre d'ici à ce que cela devienne réalité. Couper l'abonnement à la télévision l'hiver dernier (sauf Neflix!) fut une décision facile: elle nous fait sauver temps et argent, en même temps. Mais couper le déneigeur? L'entretien ménager? Payer des gens pour s'en occuper ne relève certainement pas des valeurs normalement véhiculées par les adeptes du minimalisme et de la simplicité volontaire, mais, pourtant, elle permet d'accéder à certains des objectifs recherchés: un meilleure équilibre entre le temps de travail et celui consacré à la famille, une réduction du stress et la possibilité de consacrer son temps aux choses qui comptent vraiment.

Et vous, personnes intéressées par le minimalisme et la simplicité volontaire, quels compromis acceptez-vous de faire qui vont à l'encontre d'une vie frugale mais qui vous permet de gagner du temps?

Aucun commentaire:

Publier un commentaire